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Michel LASCAULT

"Picasso préconisait de « crever les yeux aux peintres comme l’on fait aux chardonnerets pour qu’ils chantent mieux »[1]. Sans aller jusque-là, il est toujours urgent de rendre inopérant le regard, d’être en deçà du regard, avant le regard, hors regard. Il s’agit d’échapper au charme des signes. Le running crabouillage (le fait de peindre en courant) de Michel Lascault ou les vêtements qui permettent un dessin sur le ventre inventés par Nancy Sulmont-A. sont des dispositifs, des mécaniques de perturbation du contrôle visuel. Il sont déjà  à l’origine d’un assez grand nombre d’œuvres, de performances, de manifestations et d’éditions.

Au Marché de la poésie de juin 2016, place Saint-Sulpice, une signature de l’opuscule Manuel de crabouillage fut organisée au stand de l’éditeur nantais Le petit jaunais, en présence des trois auteurs, Gilbert Lascault, Nancy Sulmont-A. et Michel Lascault. L’opus était vendu à un prix symbolique de deux euros. Les artistes Jean-François Robic, Germain Roesz se montrèrent intéressés, ainsi que Pierre Alechinsky qui commenta : « Ah, le gribouillage, ça me connaît, je ne fais que cela. »  La signature se transforma en atelier et en performance. Atelier de fabrication, avec le pliage, l’agrafage et le coupage au couteau de boucher de l’ouvrage, amené sous sa forme brute en une photocopie A3 recto-verso. Performance, car ce fut l’occasion de pratiquer le « moving crabouillage » dans les allées du Marché de la poésie, cheminant, dessinant et peignant entre éditeurs, poètes, rapins et badauds. Gilbert Lascault était aussi de la partie, écrivant, en une énumération de néologismes, la matrice des fictions saint-sulpiciennes.

Ces narrations baroques jouent aussi bien de la danse sacrée du crabouillage que de l’instance des lettres et des sons qui imposent leur propre mélopée sémantique. De l’Egypte au bayou, du carnaval à la vie des marcassins, de l’escroquerie à la théologie fétichiste, elles déploient une esthétique voyageuse du « sacrabrouillage ».

Ensuite, c’est un jeu de rebonds graphiques et lithographiques qui commence, dans une pratique accumulative qui fait obstacle à la lisibilité, à la visibilité et la logique séquentielle.  Le crabouillage, expérimenté dans la performance aux limites de la conscience, est ici un outil plastique comme un autre, au même titre que la hachure ou la valeur ; simplement, il est vecteur de désordre, de brouillage, de gratuité.

Vous pourrez voir au salon MAD MAD, à la Maison rouge, 10, boulevard de la Bastille, 750

12 Paris, ces Fictions saint-sulpiciennes, format tabloïd, au stand pastissé du Petit jaunais.."






Extrait de la thèse en cours d'écriture de michel Lascault, 2016


>>> Le site de l'artiste
 MichelLASCAULT